Atelier de coordination trimestrielle N°04 : renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre dans la région des Savanes

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La lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) dans la région des Savanes constitue un enjeu majeur de protection des droits humains, de cohésion sociale et de développement durable. Dans un contexte marqué par des vulnérabilités socioéconomiques persistantes et des défis sécuritaires liés à la situation sahélienne, les acteurs institutionnels et communautaires redoublent d’efforts pour prévenir les violences et améliorer la prise en charge des survivantes.
C’est dans cette dynamique qu’a été organisé à Dapaong l’atelier de coordination trimestrielle N°04 du projet « Renforcement des mécanismes de prévention et de prise en charge intégrée des cas de violences basées sur le genre dans la région des Savanes ». Cette rencontre a constitué un cadre stratégique de concertation, de bilan et de projection, réunissant autorités administratives, services techniques de l’État, partenaires techniques et financiers, ainsi que les organisations de la société civile.

Un projet structurant au service de la prévention des VBG

Mis en œuvre dans les préfectures de Tône et de Cinkassé, le projet est financé par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), à travers la GIZ, en partenariat avec Plan International Allemagne, et exécuté par Plan International Togo en collaboration avec le Réseau des Femmes et Développement des Savanes (REFED).
L’objectif global du projet est de renforcer durablement les mécanismes de prévention, de référencement et de prise en charge intégrée des cas de VBG, tout en améliorant la coordination entre les acteurs étatiques et non étatiques. Depuis son lancement, le projet a permis d’instaurer un cadre régulier de concertation trimestrielle favorisant l’harmonisation des interventions et le partage des bonnes pratiques.

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Une rencontre de haut niveau marquée par l’engagement des autorités

L’atelier de coordination trimestrielle N°04 s’est ouvert par une série d’allocutions officielles, témoignant de l’engagement des parties prenantes dans la lutte contre les violences basées sur le genre au Togo. Les mots de bienvenue de Plan International Togo ont été suivis par les interventions de la Coordinatrice du REFED, du représentant de la GIZ, de la Directrice régionale des solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfant, ainsi que du Secrétaire général de la préfecture de Tône, représentant le Préfet.
Les intervenants ont unanimement salué les résultats enregistrés sur le terrain et souligné la nécessité de faire un bilan approfondi des actions menées. Ils ont également insisté sur l’importance de renforcer la synergie entre les acteurs locaux, les services de santé, la justice, l’action sociale et les forces de sécurité, afin d’assurer une réponse holistique aux cas de VBG.

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Bilan des actions et résultats obtenus

Au cours de l’atelier, une présentation détaillée des activités réalisées depuis le début du projet a été faite, avec un accent particulier sur les actions du dernier trimestre 2025. Ces interventions ont permis de renforcer la prévention communautaire, d’améliorer le référencement des survivantes vers les services compétents et de consolider la prise en charge intégrée des cas de violences basées sur le genre.

La rencontre a réuni 30 participants, dont 20 hommes et 10 femmes, représentant les institutions publiques, les organisations de la société civile et les partenaires techniques. Cette diversité d’acteurs illustre l’approche inclusive et multisectorielle adoptée pour lutter efficacement contre les VBG dans la région des Savanes.

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La Politique de Sauvegarde, pilier de la protection des survivantes

Un moment clé de l’atelier a été consacré à la vulgarisation de la Politique de Sauvegarde des Enfants et des Participants au Programme (PSEPP). Cette session a rappelé les principes fondamentaux de respect, de confidentialité et de dignité dans la gestion des cas de VBG. Les participants ont été sensibilisés aux mécanismes de signalement des abus et aux obligations éthiques liées à la protection des données sensibles.
Les numéros verts et les contacts des structures de prise en charge, notamment le One Stop Center de Dapaong, ont été largement partagés afin d’encourager le référencement systématique des survivantes. Cette étape a renforcé la compréhension commune des responsabilités de chaque acteur dans la chaîne de protection.

Défis persistants dans la lutte contre les VBG

Malgré les avancées enregistrées, plusieurs défis majeurs continuent de freiner l’efficacité des interventions. Parmi ceux-ci figurent la persistance de normes socioculturelles néfastes, la pauvreté et certaines pratiques économiques favorisant la vulnérabilité des femmes et des enfants, ainsi que les limites en matière de réinsertion socioéconomique des survivantes.
La coordination entre certains services, notamment dans le cadre du fonctionnement du One Stop Center, demeure également perfectible. À cela s’ajoute la question cruciale de la pérennité financière et institutionnelle des mécanismes de prise en charge après la fin du financement du projet.

Recommandations et feuille de route post-projet

À l’issue des échanges, les participants ont formulé plusieurs recommandations stratégiques visant à consolider les acquis du projet. Celles-ci incluent l’élaboration d’un circuit schématisé de prise en charge des survivantes de VBG, le renforcement des sensibilisations communautaires et scolaires, ainsi que la formation continue des acteurs communautaires et des agents de santé au référencement.
Un plaidoyer soutenu auprès de l’État et des partenaires techniques et financiers a également été recommandé, afin de garantir l’allocation de ressources humaines et budgétaires durables. La poursuite des émissions radios et le suivi des plans d’actions communautaires, en collaboration avec le REFED, figurent parmi les priorités identifiées pour la phase post-projet.

Le rôle clé du REFED dans la dynamique régionale

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En tant que partenaire de mise en œuvre, le REFED joue un rôle central dans la mobilisation communautaire, la sensibilisation et le plaidoyer en faveur des droits des femmes et des filles. Sa participation active à l’atelier de coordination trimestrielle N°04 témoigne de son engagement à assurer la continuité des actions de lutte contre les VBG au-delà du projet.
Les autorités et les partenaires ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité du travail réalisé sur le terrain et ont réaffirmé leur volonté de renforcer la collaboration avec le REFED pour étendre les interventions à d’autres préfectures de la région des Savanes.

Conclusion

L’atelier de coordination trimestrielle N°04 a constitué une étape déterminante dans le renforcement de la lutte contre les violences basées sur le genre dans la région des Savanes. En favorisant le dialogue, la concertation et l’alignement des stratégies, cette rencontre a permis de consolider les acquis et de poser les bases d’une réponse durable et coordonnée aux VBG.

À travers l’engagement des autorités, des partenaires techniques et financiers, et des organisations de la société civile, notamment le REFED, la région des Savanes confirme sa détermination à protéger les femmes, les filles et les populations vulnérables, et à promouvoir une société plus juste et plus inclusive.