Tami : Les communautés unies contre les Violences Basées sur le Genre

Les communautés unies contre les Violences Basées sur le Genre dans la région des Savanes

Le canton de Tami, dans la préfecture de Tône, a accueilli un dialogue communautaire inclusif contre les Violences Basées sur le Genre (VBG). Cette action s’inscrit dans le Projet de renforcement des mécanismes de prévention et de prise en charge intégrée des cas de VBG dans la région des Savanes, mis en œuvre dans les préfectures de Tône et Cinkassé.

Les communautés unies contre les Violences Basées sur le Genre dans la région des Savanes

Un espace d’échange et d’analyse

La rencontre a rassemblé 25 participants, dont 9 femmes, une personne en situation de handicap et deux déplacés internes. Leaders communautaires et religieux, jeunes, représentants de groupes minoritaires et autres figures influentes ont réfléchi aux causes profondes des violences et aux normes sociales qui les alimentent.

Parmi les croyances relevées :

  •  L’homme est le chef de la famille 
  •  La femme n’a pas droit à la terre 
  • Une femme digne doit être excisée 

Ces normes, fortement ancrées, ont été analysées afin d’identifier des pistes pour les déconstruire.

Des engagements locaux pour changer les mentalités

Ce dialogue visait à élaborer des solutions locales adaptées à chaque communauté. Les participants ont pris des engagements individuels et collectifs pour prévenir les VBG.

Dans la région, 33 dialogues communautaires ont déjà été organisés dans 28 cantons, touchant 908 personnes, dont 324 femmes et filles, 55 personnes handicapées et 66 déplacés.

Les communautés unies contre les Violences Basées sur le Genre dans la région des Savanes
Les communautés unies contre les Violences Basées sur le Genre dans la région des Savanes

Des témoignages qui marquent les esprits

« L’excision existe encore dans certaines communautés. Il faut poursuivre les sensibilisations pour protéger les filles. » – Animatrice ONG Kpal N Pag, Cinkassé

« Ma fille a été victime de violences sexuelles. Ce dialogue nous engage à mettre fin à ces pratiques. » – D. Boumbome, Chef canton de Tami

« Certains actes graves comme le viol doivent être signalés pour protéger les victimes et punir les auteurs. » – L.K. Djame, Chef quartier Worgou

Un projet financé par la coopération allemande

Le projet, porté par le Réseau des Femmes et Développement des Savanes (REFED) avec Plan International Togo, est financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement via la GIZ pour 18 mois.
Son objectif est de prévenir les violences, améliorer la prise en charge des victimes et engager toute la communauté dans un changement durable.